vendredi 26 décembre 2008

travail à la chaine

Ce matin en partant travailler, un fois de plus bloqué dans les embouteillages, j'ai eu une vision d'horreur. Toutes ces voitures roulant au pas à la même vitesse sur des kilomètres, espacées par une distance homogène, pendant d'interminables minutes, j'avais l'impression d'être sur une immense chaine d'usine. Les voitures n'avaient plus l'air de rouler mais c'étaient la route qui les déplaçaient tel un gigantesque tapis roulant.
Chaque personne enfermée dans ces amas de taules que sont nos voitures, comme des sardines dans des boites de conserves, était inexorablement emmené vers leur travail.
Les sardines, elles au moins, ne subissent cela qu'une seule fois pour finir au supermarché le plus proche puis dans nos assiettes, alors que nous, pauvres travailleurs, ne recommençont cela tous les jours.
Qu'est-ce que j'aimerais être une sardine...

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