mardi 30 décembre 2008

blague à toto

Je m'apprêtais à écrire un message expliquant à quel point une angoisse, due à un manque de confiance en moi, pouvait complétement altèrer le jugement que je porte sur mon travail et le sens des réalités.
Et puis au moment de rassembler mes idées afin d'écrire quelques mots intelligibles, je me suis dit que j'allais encore écrire un message parlant d'angoisses. Pour ne pas déprimer le peu de lecteurs que me lisent, j'ai décidé plutôt de raconter une blague à toto, l'arme imparable pour faire rire les foules.
Alors c'est toto qui... qui... Voilà que je n'arrive pas à me rappeler de la moindre blague à toto.
Décidemment je ne saurai jamais briller en société.
Blague à part, je ne sais pas si ce blog aura une importance, déjà pour moi, en tous cas le fait de me forcer à écrire et à exterioser quelques-unes de mes pensées, je mets clairement en évidence mes angoisses et quelles sont constamment présentes en moi. Quand j'écrirai spontanément un message sans parler de mes problèmes, c'est que je serai sur la bonne voie.
En attendant, je vais commander sur amazon un recueil des meilleurs blagues des grosses têtes.

dimanche 28 décembre 2008

capricieuse inspiration

A chaque fois que je suis à la recherche d'idées lors d'activités créatives, si je me pose devant une feuille blanche, à coups surs rien ne viendra. Même en instaurant un environnement favorable à base de musiques, un éclairage adéquat, rien n'y fait, le fameux blocage de la page planche.
Les idées me viennent justement quand je ne les cherche pas comme des fulgurances imprévisibles, quand je fais tout à fait autre chose. Imprévisibles ? en fait pas tant que ça quand j'y repense. L'inspiration je pense à besoin d'étincelles, de catalyseurs, tout marche par enchainements d'idées. Un événement anodin, une image furtive, une phrase entendue est tout s'enclenche. L'inspiration est là, elle me traverse. Pour favoriser cela il faut être très vigilant, attentif, en eveil et curieux.
Quand ces moments arrivent, il faut en profiter pour exploiter le filon, approfondir des idées, surfer, se laisser guider et surtout surtout prendre des notes, faire des croquis, envoyer des emails, rediger des pense-bêtes.
L'inspiration est capricieuse mais on peut apprendre à l'apprivoiser.

vendredi 26 décembre 2008

travail à la chaine

Ce matin en partant travailler, un fois de plus bloqué dans les embouteillages, j'ai eu une vision d'horreur. Toutes ces voitures roulant au pas à la même vitesse sur des kilomètres, espacées par une distance homogène, pendant d'interminables minutes, j'avais l'impression d'être sur une immense chaine d'usine. Les voitures n'avaient plus l'air de rouler mais c'étaient la route qui les déplaçaient tel un gigantesque tapis roulant.
Chaque personne enfermée dans ces amas de taules que sont nos voitures, comme des sardines dans des boites de conserves, était inexorablement emmené vers leur travail.
Les sardines, elles au moins, ne subissent cela qu'une seule fois pour finir au supermarché le plus proche puis dans nos assiettes, alors que nous, pauvres travailleurs, ne recommençont cela tous les jours.
Qu'est-ce que j'aimerais être une sardine...

jeudi 25 décembre 2008

peurs ordinaires

Peur d'échouer, peur d'être jugé, peur d'être ridicule, peur de décevoir... comme ça doit être léger une vie sans peurs.
Ce ne sont pas des phobies paralysantes comme certain se tétanise à la vue d'un serpent, ou dès qu'il décolle à plus d'un mètre du plancher des vaches mais elles tuent à petit feu.
Elles détruisent insidieusement, elles parasitent minutieusement le comportement, peuvent dérégler votre language, perturber la reflexion, même altérer vos mouvements. Je sais de quoi je parle, faisant de la compétition, il est déconcertant de constater qu' un geste parfaitement exécuté et répété à l'entrainement peut être altéré sous le poids de la peur lors d'un moment crucial.

Avec le recul et en étant vigilant à mes habitudes et comportements, je me rends compte à quel point ces peurs régissent ma vie. Il m'arrive de penser que finalement je ne suis plus que la somme de mes peurs puisqu'elles arrivent à prendre le pas sur mes réelles envies. Je ne vie plus en fonction de mes envies ou de mes pulsions mais sous les contraintes imposées de mes peurs au point d'en réduire mon libre arbitre ou ma spontaneïté.
Le reconnaitre c'est déjà une étape vers la résolution du problème mais lutter contre ses peurs est une guerre quotidienne, permanente.

dimanche 14 décembre 2008

le blues du dimanche soir

Chaque dimanche soir c'est la même chose, cette angoisse qui apparait . Qu'est-ce qui peut bien provoquer invariablement cette boule au ventre en fin de week-end ? Surtout en sortant de ma séance de ciné dominicale en fin d'après midi, comme un dur retour à la réalité après 2 heures d'immersion dans la salle obscure.

En y réflechissant de plus près, l'idée d'entamer une nouvelle semaine n'est pas spécialement réjouissante. Prendre la voiture tous les matins aux aurores et subir 2 heures de bouchons pour aller travailler; passer la journée à exercer un job abrutissant derrière un ordinateur; cotoyer des collègues avec qui j'ai autant d'atomes crochus que le pape pourrait en avoir avec le leader d'un groupe de hard rock satanique.
Vue sous cette angle, la perspective de recommencer une nouvelle semaine, n'est pas que faiblement réjouissante, mais carrément déprimante, voire insurmontable, à vous donner envie de vous attacher à la première rame de TGV la plus proche pour en finir...

Et pourtant, tout cela finalement ne provoque en moi qu'une petite boule à l'estomac, et une légére angoisse qui se dissipera une fois confortablement installé dans les bras de Morphée.
Je suis, je crois, plus fort que je ne le soupçonne, ou peut-être résigné...

vendredi 12 décembre 2008

Edito

Pourquoi ce blog ?
Je crois que c'est l'envie de coucher par écrit mes humeurs, mes réflexions, mes angoisses suscitées par la vie de tous les jours, par les gens que je rencontre et les événements que je vis.
J'espère trouver dans cet exercice une manière d'exprimer et d'extérioriser des pensées, des réflexions qui me sont propres, et qui peut-être feront écho chez d'autres personnes.
Mon but sera de retranscrire au mieux ma vision des choses, selon un point de vue décalé, et le plus possible teinté d'humour.